N'allez pas là où le chemin peut mener, allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace !

Las, s'il fait froid, Lask y sursoit !

Comment inscrire son blase dans une société blasée, dont les murs sont rasés de frais par le barbier de la pensée ? Anastasia, sors de ce corps social exposé aux balles et au commercial !
Il ne s'agit pas seulement d'être réfractaire à cette ambiance délétère, mais de marquer son style, OSTIL.

Las, s'il fait froid, Lask y sursoit ! Dans un dialogue vissé aux tréfonds de ces convictions, entre la chaleur fraternelle de ses origines et la glaciation de nos relations sociales actuelles ; l'artiste y pourvoit.

Lask nous réchauffe par ses toutes dernières compositions, orientées vers la lumière du Maroc qu'Eugène Delacroix imita dans ses carnets de voyage. Pour tous, il nous remet en selle, comme un suffrage unanime dans lequel le visiteur se reconnaît. Dans cette gestuelle si particulière de l'artiste, dans son traitement des plans, des ocres et de la pointe noire, dans l'enchevêtrement de l'écriture et du graffiti et la présence de ces odalisques alanguies, de ces fauves rassasiés ou le contraire, en devant de scène, jamais obscènes.